manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
La louve et le prince, résumé.
La louve et le prince, tous les articles.
- Tarah, par les Dieux, immobilise-toi, tu vas te casser quelque chose.
La proie me menaçait, je devais accélérer ! Mais chaque mouvement réveillait mes atroces douleurs, alors je finis par m'arrêter la tête basse. Bientôt l'inconscience me prendrait et je mourrais impuissante sous les coups de la proie.
Je m'éveillai et la lumière du jour m'aveugla brutalement. J'étais épuisée comme si c'était l'aube, pourtant vue la position du soleil il était bien midi.
- Bonjour, mon amour, dit une voix sensuelle mais râpeuse.
Précipitamment je me tournai pour voir qui avait parlé. Ce mouvement m'arracha un couinement, j'étais courbaturée de partout, comme si j'avais fait trois heures de sport à l'instant même. Plus doucement je me tournai pour analyser la situation. J'étais poisseuse, dans les bras d'un homme. Du doigt je prélevai un peu de la substance qui rougissait mon corps nu. Du rubis liquide.
Une première vague de souvenirs me submergea. La louve en moi avait encore sévi. Comme tous les lendemains de pleine lune, j'étais dans le pré autour du château. Je devais aller faire la queue pour prendre ma douche et ensuite rentrer chez moi. Ainsi je me redressai résolument.
- Je ne sais pas qui vous êtes, mais veuillez me laisser me lever, j'aimerais me laver assez vite, ordonnai-je au bel inconnu qui m'observait avec inquiétude.
Il arrivait souvent qu'à leur réveil dans le pré les loups s'éveillent contre l'un de leur semblable. Leur complice de chasse, pour être plus précise.
- Tarah, tu ne te souviens pas qui je suis ? Questionna-t-il, visiblement de plus en plus inquiet à ce constat qui ne paraissait pas précisément lui faire plaisir.
Hé celui-ci me connaissait ! Je m'extirpai de ses bras possessifs autour de ma fine silhouette. La coutume voulait que le mâle s'excuse au réveil et souhaite bonne journée à la femelle.
- Rappelez vous l'étiquette, jeune homme...
Je remarquai que son odeur était différente, ainsi que sa drôle d'aura. Sa beauté me subjugua lorsque je l'observai de plus près. Mais je n'étais pas une fille facile. Je me redressai et il m'imita précipitamment, l'air paniqué à présent. Mais moi ce qui me fit peur fut que je n'étais pas dans le pré. Je n'étais pas même dans la ville où avait eu lieu la chasse : cette forêt tropicale n'avait rien à y faire. C'est alors que je compris que je n'étais peut-être pas en compagnie d'un lycanthrope, en réalité.
- Où sommes-nous ? Murmurai-je en tâchant de le sonder du regard pour voir s'il était dangereux.
Cela ne se lisait pas dans ses prunelles dorées, mais sa nature me sembla redoutable, lorsque de nouveau, je le sondai avec mes sens de monstre blond.
- Oh non, Tarah, ne me dis pas que tu ne te souviens de rien.
- Si, ça va, j'ai quinze ans, je suis mariée depuis peu à un homme qui en préfère une autre...
Il contracta les mâchoires : si l'on en croyait son expression, j'avais effectivement tout faux et cela le courrouçait grandement, parce que j'étais quelqu'un d'important à ses yeux mordorés.
- Tu as heurté un tronc, cette nuit, rappelle toi... Tenta sans visiblement y croire lui-même.
- Quel est votre nom ? De quoi s'agit il ? M'impatientai-je finalement, lasse de ce jeu de devinettes.
Le très bel homme flancha. Les larmes emplirent ses yeux, à la vue de quoi je fis un pas en arrière, prête à devenir la louve. Ces larmes de sang ne me disaient rien qui vaille sur la nature de cette créature, contre laquelle tout mon être tâchait de me prévenir depuis ce réveil mouvementé. Les premières secondes je ne sus que faire, m'attendant au pire, qui ne se produisit jamais. Puis je m'attendris pour ce bel homme, qui pleurait mais dégageait la colère à plein nez. C'était romanesque. Maladroitement je tendis une main pour effleurer son bras ferme. Soudain il m'attira tout contre lui. Non que la chose fût désagréable, entendons-nous bien, le beau brun était musclé comme un athlète. Mais tout de même, il allait fort vite en besogne.
- S'il vous plaît, tentai-je, ressaisissez vous et contez moi vos malheurs.
Il mit quelques secondes à s'éloigner de moi, avec des gestes qui prouvaient que c'était difficile.
- Tarah, commença-t-il, tu n'es plus dans ton monde...
Et il me narra une histoire extraordinaire, où je le rencontrais au moment d'épouser un traître et où je finissais par me cogner la tête un soir de pleine lune, je vous passe les détails.