manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
La louve et le prince, tous les articles.
La louve et le prince, résumé.
Et il me narra une histoire extraordinaire, où je le rencontrais au moment d'épouser un traître et où je finissais par me cogner la tête un soir de pleine lune, je vous passe les détails. Sonnée, je repris pour être sûre d'avoir compris :
- Alors je vous aime, vous celui qui savez et là, nous sommes en route vers le peuple des fées, pour leur annoncer que nous avons trouvé une solution pour gagner la guerre, celle que vous m'avez expliquée.
Il hocha la tête, l'air déprimé.
- Vous avez peur que je fasse tout foirer, compris-je.
- Non, Tarah, je suis triste que tout ce que nous avons construit soit parti en fumée.
Je fermai les yeux pour y voir plus clair. Allez savoir pourquoi, je croyais cet homme – pardon, ce vampire, en réalité. Sûrement en partie parce qu'il venait de se changer en panthère devant moi, avant de m'offrir son faciès d'immortel, avec toute la panoplie : les yeux rouges, les crocs acérés, ainsi que quelque chose dans l'aspect général qui prouvait qu'il était déjà mort. Mais pas seulement. Sa version des faits ne me choquait pas. Comme si les souvenirs étaient là derrière un voile. Mais de mon côté aucun souvenir ne perçait. Il était un étranger à mes yeux sombres. Cependant le pauvre avait des responsabilités et j'étais désignée par les Dieux pour l'aider en cela. Je serais à la hauteur. Je rouvris les yeux et rejetai les épaules en arrière. Au moins il était diablement agréable à regarder. C'était déjà rassurant.
- Je vais y arriver, déclarai-je. Les fées sont censées être à une demi journée de marche dis-tu ?
Il opina gravement.
- Alors il nous reste quatre heures. Raconte moi le plus de détails possibles sur ce que je suis censée savoir et arrivée là-bas je serai une parfaite comédienne.
Sa tristesse paraissait immense. Il avait eu une aimée, maintenant il avait une actrice. Pour lui redonner espoir je fis timidement :
- D'après ce que j'ai compris nous avons été bien loin tous les deux.
Je m'approchai très près de lui, ce qui fut difficile pour moi, j'étais vierge, dans mon souvenir. Courageusement j'annonçai :
- Je ne t'en voudrai pas si tu m'embrasses, Prince.
Il hésita. D'un regard je lui demandai ce qu'il se passait, après tout il était censé l'avoir fait des milliers de fois.
- Tu n'as plus les mêmes expressions.
- Souviens-toi. J'ai dû les avoir au tout début, lorsque nous ne nous connaissions pas.
Je le vis chercher fort loin dans sa mémoire. Puis courageusement il prit mes épaules et timidement il posa ses lèvre sur les miennes. Je les embrassai, volontaire. Il prit ainsi courage et me donna un baiser étourdissant. Tout son amour était piégé dedans et lorsque nous nous séparâmes, haletante de surprise, je sus dans mes entrailles qu'il disait la vérité.
- Raconte-moi, dis-je assurée en amorçant un pas.
- Avant, tu dois te laver, je ne me vois pas te présenter ainsi aux fées, tu es couverte de sang.
- Tu peux parler, souris-je en désignant ses vêtements souillés.
Nous nous rendîmes à la rivière et je m'étonnai de la facilité avec laquelle je me mis nue devant lui. Je me lavai rapidement et fus troublée par le regard de Prince, emprunt d'une intimité qui sans me gêner, me parut assez... exotique, dépaysante. Il me sembla qu'auprès d'un tel être je pourrais facilement me sentir heureuse. Nous partîmes ainsi, lui me noyant de détails sur notre passé, moi me concentrant vaillamment malgré les courbatures. Il s'arrêta au moment de m'avouer, en revêtant ses traits d'immortels pour me faire comprendre au-delà des mots simples qu'il prononça avec détachement, combien il m'avait rendue malheureuse. Je m'arrêtai aussi pour encaisser le coup. Quelque chose dans sa façon de le dire me fait comprendre que je l'aimais en dépit de cela. Je me remis en marche en hochant profondément la tête. Cela ne se reproduirait pas, je ne le laisserais pas faire. J'étais un lycan et non une poupée blonde. Enfin il annonça, l'air grave :
- Je les vois. Tu te sens prête ?
- Plus que prête. Tu verras, je te surprendrai.
La louve et le prince 117.