manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
La louve et le prince, résumé.
La louve et le prince, tous les articles.
- D'un, que vous ne me faites pas peur (mais le ton trahissait son mensonge), de deux, que les elfes et les gnomes sont pitoyables. Ils attendaient bien en paix au fond de leurs souterrains tandis que nous les guerriers, tentions de massacrer nos ennemis. N'as-tu pas vu comme mon peuple est réduit à une peau de chagrin, élu de pacotille ?
Tandis que Prince vérifiait ses dires d'un regard doré très grave, je me mis à gronder :
- Retire immédiatement tes paroles, chef d'une peau de chagrin, certes les tiens ont été courageux, et les nôtres, prudents, mais regarde le résultat ! Des morts par centaines de ton côté et la vie du nôtre ! N'as-tu pas songé, étourdi par ton vin, qu'il y avait en outre d'autres solutions que de massacrer le peuple qui nous oppresse ? Nous leur rendrons leur animalité, toi allais tout simplement leur ôter la vie !
J'avais hurlé ; naturellement des guerriers vinrent donc à la rescousse de leur chef. L'un d'eux fit mine de lui chuchoter :
- Maître, laissez-nous la châtier, ce serait un tel plaisir !
- Ne t'en avise même pas, cracha Prince, le regard aussi rubis que celui de mon étalon qui commençait à s'agiter devant tous ces éclats de voix.
En tout état de cause ma tentative pour que personne ne remarque son état avait échoué et le chef lui demanda, hautain :
- As-tu attrapé un mal quelconque, élu ? Si tu es contagieux j'espère pour ta vie que personne ici n'est déjà atteint.
- Non, ma nature est un don et il m'est offert à moi seul, centaure. Malgré le piètre accueil que tu nous offres, nous reviendrons demain matin pour recueillir ton accord et tes questions sur notre projet.
D'un bel ensemble nous tournâmes les talons, mais dès que nous eûmes fait un pas une flèche frôla mon visage. D'un revers de main je vérifiai que je saignais un peu et grondai tandis que je faisais comme mon compagnon, un joli demi tour, mais le centaure, qui trépignait des quatre fers, fut plus rapide que nous.
- J'ai l'accord de mon maître, louve, tu es à moi pour la nuit.
Je cherchai le chef des yeux, mais ne le trouvai pas. Le centaure fut sur nous en quelques foulée adroites. Prince siffla comme un serpent.
- Retourne lui lécher les pieds, susurrai-je. Ce soir je suis occupée.
Je glissai la main sous la tunique de Prince. Le centaure de son arbalète ficha une flèche dans son pied.
- Plus maintenant, sourit-il, croyant visiblement arrêter le vampire.
Je rugis et ce fut le monstre blond que je devins alors, qui le sauta à la figure. Ne resta plus que la rage et la soif de sang. La proie hurlait de douleur, mais il m'en fallait plus. Les mains contractées sur son cou, elle m'empêchait de lui trancher la gorge, alors je m'appliquai à la défigurer de mes griffes. On m'attrapa d'une poigne de fer ; je me retournai pour mordre, mais me figeai soudain. Mon cœur se serra. C'était mon aimé, la lumière de mes jours. Du moins celle de l'humaine. Je m'effaçai pour lui faire plaisir. Elle et moi nous étions quelque peu réconciliées depuis qu'elle était devenue moins geignarde. Seuls m'appartenaient les soirs de pleine lune, qu'elle m'avait toujours cédés sans faire d'histoire. Reviens, Tarah, telles furent mes dernières pensées.
Je fus femme, mais Prince me garda dans ses bras, Dieu comme il était fort. L'odeur du sang métallique, tant dans l'air que en et sur moi, me rappela ce qui venait de se passer. Ah, d'accord. Nous étions entourés de soldats, menacés par une bonne vingtaine d'arbalètes.
- Ça va, ton pied ? Demandai-je à Prince d'une voix un peu absente.
- Les vampires cicatrisent vite, fit-il en montrant sa peau souillée de sang mais parfaitement guérie.
Je reportai mon attention vers les centaures. Leur alpha n'était pas là avec eux. En le cherchant je croisai les yeux d'une femelle. Blonde aussi, jeune également. Je vis qu'on se comprit. Elle partit au galop. Ne restait qu'à gagner du temps.
- Alors, auquel d'entre vous est-ce que je me livre en premier, clamai-je en descendant des bras de compagnon ?
Il m'adressa comme eux un regard effaré. La confusion générale suffit à faire triompher mon plan. Le fracas des sabots de leur maître résonna furieusement. Le temps sembla s'arrêter le temps qu'il se retrouve auprès de nous. Il poussait avec les autres ceux qui tentaient de se débiner. Puis il arriva à notre hauteur.
- Et bien ? Clama-t-il alors, furieusement coléreux.
La louve et le Prince 124.