manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- Ce que je fais dans ma vie privée n'a rien à voir avec
le travail. Si j'avais appris que les chasseurs t'avaient prise en chasse je n'aurais pas bougé le petit doigt. Pas dans le cadre de la protection que je vous dois en contrepartie de ma position au-dessous de vous.
Faisait-elle donc partie de sa vie privée ? À quel titre pouvait-il prétendre cela ? Elle secoua la tête. En réalité, elle refusait de se laisser troubler par ce genre de pensées. Si elle ouvrait son cœur à de telles considérations, la douleur serait d'autant plus insupportable lorsqu'elle se retrouverait de nouveau seule face à ses problèmes.
- Comment se fait il que tu aies autant de vêtements féminins dans ta garde-robe ? Le questionna-t-elle pour faire diversion.
- Je ne jette pas les garde robes entières que laissent mes ex-épouses en fuyant lamentablement un beau soir. Du moins celles qui peuvent partir sur leurs deux jambes. J'aime que les filles que je ramène chez moi aient de quoi se changer de propre après les réjouissances. J'aime voir leur réaction en découvrant les vêtements hors de prix et sans un pli qui restent dans les armoires.
Il secoua la tête, un sourire en coin accroché à ses traits inquiétants. Shalimar retint un frisson en identifiant son air comme légèrement sadique.
- Beaucoup d'humaines se disent que je suis un dangereux meurtrier fétichiste.
L'immortelle n'hésita qu'un moment avant de faire remarquer tout doucement :
- Est-ce qu'elles se trompent à tes yeux, Sofiane ?
Il eut une moue, avant de convenir, tout bas lui aussi :
- Pas exactement, je te l'accorde.
D'abord elle se força à une immobilité parfaite, parce qu'elle n'était pas sûre de sa propre réaction. Puis elle hocha la tête, pour se donner un air naturel. Elle savait qu'il ne faisait que feindre cette complicité entre prédateurs. Il était un séducteur trop parfait pour que cela suffise à ne pas fonctionner sur elle. Elle savait qu'elle souffrirait quand viendrait le moment de s'en séparer. Mais elle n'aurait pas le choix. Le but de son chef était de la ramener dans le clan, afin de mieux la contrôler. Elle risqua un coup d'œil au conducteur. Ses vêtements griffés n'allaient pas faire long feu mais pour le moment, ajustés à souhait, ils auraient fait batte le cœur de toute femme en ayant un en état de fonctionnement. Ses longs cheveux d'elfe tombaient sagement autour de lui, si soyeux qu'on avait envie de les toucher. Ses yeux d'acier mangeaient son visage, on eut dit un personnage de manga.
Enfin la route s'acheva et lorsqu'ils bondirent sur le groupe d'attaquants elle voulut savoir :
- Il y a des règles ?
- Aucune. Tous doivent fuir ou mourir, voilà tout.
Bien reçu, se dit-elle, heureuse de pouvoir agir. Le fauve en elle se plaisait à tuer. Il en avait assez qu'elle réfléchisse. Elle comprit pourquoi il s'était inquiété. Deux vampires se battaient, reconnaissables à leur vitesse. Mais une quinzaine d'hommes – les chasseurs, des humains qui avaient découvert leur existence et souhaitaient les éradiquer, luttaient fort adroitement et les immortels semblaient se trouver en difficulté. Elle se rapprocha d'eux en plusieurs foulées, mais au fur et à mesure qu'elle avançait elle sut de quelle manière elle serait réellement utile. Elle se changea en loup. Les vampires possédaient ce pouvoir, devenant exactement semblables à ces bêtes dont personne ne pouvait alors les distinguer.
Fauve d'ébène, elle bondit sur un homme et ses mâchoires se refermèrent sur la main qui tenait le pieu au-dessus de l'un des vampires. Elle tira, tira en agitant la tête, et si une arme traversa son flanc droit, elle arracha assez de chairs pour que l'attaquant ne puisse plus se servir de sa main droite. Sans tarder elle bondit sur un autre homme qui tenait une épée. Ce type d'armes n'était pas tombé en désuétude chez les chasseurs, parce qu'en argent, elles produisaient sur les vampires des dégâts ravageurs.
Les crocs de Shalimar se refermèrent sur la cheville de l'épéiste. Lorsque les os craquèrent elle lâcha prise et s'attaqua à la jambe d'une troisième personne. Son côté lui faisait atrocement souffrir, elle savait que ce n'était qu'une question de minutes avant d'avoir une absence. Mais cette jambe perdit son mollet avant. Ça y était, elle se sentait groggy. Mais avant de s'éloigner, elle broya encore un genoux, ainsi l'humain tomba et ne put pas se relever. Elle s'écarta de quelques mètres et se laissa tomber derrière le muret, priant pour que personne ne vînt l'attaquer ensuite.
Lorsqu'elle s'éveilla elle se trouvait entre des bras puissants. On la posa dans la voiture, dont elle reconnut surtout la puissante odeur de cuir. Elle murmura laborieusement :
- Comment ça s'est terminé ? J'ai été nulle...
- Bien, ils sont sains et saufs. Non, sans toi Victor serait mort ; tu as fait ton lot.
Elle se rendormit, satisfaite, non sans avoir prononcé :
- Flatteur.
- Je ne me donnerais pas cette peine, je t'assure.
Le son de la voix de Sofiane lui fit l'effet du miel, chaud et épais, glissant le long de sa gorge continuellement glacée.