manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
- Qu'est-ce que tu fais ? Demanda son frère comme en écho à mes propres pensées.
Lui aussi le cherchait du regard, survolant les agriculteurs qui paraissaient invisibles. La puissance du lien qui les unissait me frappa de nouveau.
- Je fais une ronde avec Liane autour de vous.
Nous levâmes tous deux les yeux pour trouver effectivement le guerrier au-dessus de nos têtes. Je compris que s'il s'était résolu à faire ce pourquoi il pensait exister, à savoir nous protéger, il avait simplement eu envie d'entendre la voix de Gareth. Cela aussi lui manquerait si la prophétie se réalisait.
Je rassemblai les troupes pour repartir tandis que les deux frères plaisantaient sur l'espérance de vie de l'aîné, je n'étais pas encore assez à l'aise avec la question pour ne pas avoir envie de fuir à cet instant. Ils conclurent que dorénavant Liam nous suivrait en mission, ce qui me fit grand plaisir. Sur le reste du voyage Lara nous rejoignit, tout en demeurant discrète. Je l'embrigadai dans une conversation passionnante : les relations sexuelles entre centaures. Gareth se bouchait les oreilles et nous riions à gorge déployée car j'en faisais des tonnes, ce qu'il était le seul à ne pas comprendre. Du moins faisait-il semblant de l'ignorer. Ensuite nous passâmes à la vie intime de Lara elle-même et il fit encore semblant de ne pas comprendre qu'elle parlait de lui. Je découvris sur le mode humoristique qu'il était d'une douceur incroyable, qu'entre ses bras on se sentait une petite chose fragile. C'était lié à sa morphologie, appris-je, qui ne lui permettait pas la brutalité. Son frère n'avait pas cette caractéristique, avouai-je en riant et il se boucha les oreilles de façon tout à fait comique.
Lara était fort convoitée, apprîmes-nous ensuite, mais elle refusait toutes les mains qu'on lui offrait : elle voulait un bellâtre, aussi intéressant que drôle, bref le prince charmant. Sous leur regard étonné j'expliquai ce mythe, en développant les classiques : la belle et la bête, la belle au bois dormant, Cendrillon et j'en passe. Ils écoutèrent avec intérêt les contes, puis chacun se plut à refaire l'histoire. Ainsi la belle au bois dormant ne se réveilla-t-elle jamais, mais le prince s'amouracha de sa servante. La belle fut sauvée des griffes de la bête par son portier, tandis que Cendrillon retrouva ses parents qui avaient en fait été enlevés, rien de moins.
Ce fut sur cette conclusion que nous arrivâmes au champ. Ensuite nous ne parlâmes plus car j'aidai à la construction de l'enclos alors que les autres plantaient avec les agriculteurs chacun dans son coin. C'était déjà le crépuscule lorsque nous étions arrivés, alors une heure après le début du labeur Liam me téléphona :
- Oui ? Fis-je un peu essoufflée.
- Vous n'avez eu aucun problème, en bas ? Me questionna-t-il.
- Du tout. Je plante des piquets, souris-je.
Je réalisai en repoussant une mèche de cheveux noirs qui collait à mon front, que l'activité me faisait le plus grand bien.
- Tu chasses un animal quelconque ? Se perdit il.
- Non, j'agrandis l'enclos.
- Oh. Et quand viendras-tu plutôt me tenir compagnie?
Le son un peu particulier de sa voix fit trembler tout mon flanc droit. Je m'ébrouai de la tête aux pieds, afin de reprendre mes esprits.
- Pas avant des heures. Je suis désolée. Mais demain on va à la plage !
- Oui, rit-il doucement, ce sera une belle journée. Il me tarde.
- Et moi donc ! Conclus-je en frappant un piquet. Hé, ce qui est bien avec ces multi tâches c'est qu'on peut discuter en travaillant. Tu restes travailler avec moi, Liam ?
- Pourquoi pas ; alors raconte-moi la journée.