manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- Quand tu es vampire c'est le genre de choses dont tu t'inquiètes assez vite, expliqua Shalimar, parce que si tu te rates, la déchéance est très, très rapide.
- On sent le vécu, s'inquiéta Sofiane.
- L'essentiel est que je sois toujours là pour en parler.
Elle s'ébroua, ce n'était pas un bon souvenir. La beauté était la première chose qui fichait le camp lorsque vous aviez trop attendu. Alors cela devenait compliqué d'attirer les humains pour se nourrir et le cercle vicieux commençait. Dieu merci elle n'avait pas été trop regardante donc tout s'était bien terminé. Mais si la proie vous répugnait cela pouvait devenir très désagréable de vous nourrir. Elle se promit de trouver le moyen de boire du sang avant de reprendre la route, même si cela impliquait de le faire devant l'humain. Si elle laissait les choses se détériorer, ce qu'il verrait lui plairait encore moins. Lorsque Sofiane reprit la parole, cela la fit sursauter.
- D'autres, reprit le vampire, se lançaient des paris : le garçon allait s'échapper ou vouloir garder les gamins ou alors vous alliez mettre deux jours à revenir parce-qu'il serait inquiet de les laisser en lieu sûr. Ces crétins viennent tous de perdre leur pari.
Sofiane appréciait visiblement d'avoir placé sa confiance sur le bon cheval. La vampire n'était pas certaine qu'il fût bénéfique de le rappeler à leur protégé.
- Vous croyez qu'ils m'accepteront un jour? Demanda celui-ci.
- En réalité beaucoup l'ont déjà fait, rappela Shalimar. Nous ignorons simplement combien.
Elle contempla un moment le blond et le brun. D'un côté le jeune homme viril avec ses faiblesses, de l'autre l'immortel aux yeux acier, et son air effrayant, profondément inhumain, glacé. La tête commença à lui tourner. Elle savait qu'elle devrait choisir l'un d'entre eux. Quel que fût son choix, les conséquences seraient déplaisantes.
- Sofiane, se dandina une rousse, Jessica ne veut pas me rendre mes vingt euros alors que j'ai gagné mon pari ! Du moins me promettre de les rendre à l'arrivée.
Le chef des vampires leva un sourcil et lâcha comme elle se dandinait toujours :
- Va me chercher Pierre, Sarah.
Se dandinant encore elle obéit sous le regard méprisant de Shalimar, qui ne se sentait pas la patience de regarder de jeunes immortelles tenter d'attirer l'attention de celui qui lui appartenait. La faim ne lui réussissait pas, s'impatienta-t-elle.
- Pierre, soupira le chef de meute, qu'est-ce qui arrive à Sarah ?
- Désolé, Sofiane, elle déraille complètement depuis le début, là c'est la totale. Je crois qu'elle essaie juste de trouver un moyen d'oublier qu'on a dû laisser le manoir et le haras derrière nous.
- Bien, enfin fais comme tu peux mais occupe-t'en, Pierre, d'accord ? Je ne suis pas là pour ce genre de choses, c'est le rôle qui te revient, au cas où tu l'aurais oublié. Rappelle-toi, c'est le seul inconvénient des couvertures, d'accord ?
Pierre acquiesça vivement avant d'aller aider un autre vampire à départager Jessica et la rouquine.
- Est-ce un mariage arrangé ? S'assura Shalimar, qui méditait sur ce qui venait de se passer.
Son chef de meute hocha profondément la tête, appréciant à l'évidence de la voir réfléchir à tout cela.
- Comme la plupart des couples que tu vois là.
- Mais n'y en a-t-il pas un seul qui trouve ça désagréable ?
Elle avait parlé trop fort. Plusieurs têtes antipathiques se tournèrent dans sa direction. Elle tâcha de se détendre. Ils savaient qu'elle avait toujours rejeté la meute. Cela ne remettait pas en cause son alliance à leur chef. Simplement, elle devait se garder de relever ce qu'elle considérait comme leur faiblesse aussi brutalement.
- Comme je te l'ai déjà dit, ils finissent toujours par devenir au minimum très complices. La vie vampirique est un challenge quotidien. L'adversité rassembles les gens. Tu crois que je me serais attaché à l'humain s'il n'y avait pas eu toutes les galères en même temps ? Tu crois qu'il y a une moindre raison pour que je l'aime bien, dans l'absolu ?
- Il marque un point, sourit Sloan.
Elle secoua lentement la tête. Assurément, il n'y en avait aucune. Les deux hommes s'esclaffèrent, ce qui la fit sursauter. Elle serra les bras autour de son torse nouvellement frêle. Elle abandonna l'idée de comprendre pourquoi ils riaient. Ses pensées s'embrouillaient, déplora-t-elle.
Jennylyn et Clarence revenaient. Ils récupérèrent le dernier gamin et firent demi-tour l'air fier d'eux. Alexandre vint s'asseoir avec eux :
- Pourquoi n'êtes-vous qu'une couverture ? Les questionna-t-il très bas.