manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles. Centaure d'un dieu, résumé
Lara. Je n'avais pas noté qu'il était retourné avec les autres. Je retins mon souffle, roulant des yeux vers le jeune agriculteur qui comprit de quoi il retournait entre ces deux-là.
- Parce que la femme qui je crois bien aimer passe pour le moment son temps à pleurer la mort d'un homme qui ne méritait pas de vivre selon les Dieux et qu'il a fallu tuer pour me ramener. Pour le moment je te laisse regretter de m'avoir ramené d'entre les morts.
- Mais est-ce que... s'inquiéta-t-elle.
C'était bien, elle réagissait ! Connaissant le prince il ne pensait pas ce qu'il disait mais c'était un bon moyen de la faire ouvrir les yeux sur le mal qu'elle lui faisait en pleurant alors qu'il était de retour auprès d'elle.
Une suite de bruits me firent comprendre qu'il y avait du mouvement et la communication se coupa. Je soupirai, le cœur gros, une mauvaise impression en travers de la gorge. Un hoquet de chagrin me prit et Wyne, timidement, me serra l'épaule.
- Liam aussi te reviendra un...
- Liam voudrait te parler, Aliénor, dit mon bracelet.
- Tu vois ! Sourit un Wyne rayonnant.
Un sourire immense se dessina sur mes lèvres. Un de mes antérieurs frappa le sol sans que je l'ai commandé.
- Oui, soufflai-je entre deux hoquets en serrant la main du jeune homme si altruiste.
Après tout lui sa vie sentimentale n'avait pas l'air d'aller bien loin, or à son âge ça devait commencer à compter.
- Ma chérie, commença le guerrier.
J'en frissonnai de tout mon être. Cette voix grave et tellement sincère, elle m'avait tant manqué !
- Je voudrais être près de toi, avouai-je, mais près de l'ancien toi. Le Guerrier qui décapitait des monstres, souris-je entre deux hoquets. Celui qui pourrait me protéger à jamais, enfermer notre amour dans une forteresse de cristal. J'aimerais...
- Je suis désolé, m'interrompit-il. En écoutant Gareth j'ai compris comme ses accusations s'appliquaient aussi à moi. Je...
Un silence suivit tandis qu'épuisé par ses anciens pleurs, il cherchait laborieusement ses mots pour ne pas aggraver son cas au lieu d'améliorer les choses comme il le voulait. De mon côté je retenais mon souffle. Un nouveau hoquet m'étrangla. Puis il reprit d'une voix au début hésitante, puis parfaitement sûre.
- Quand tu reviendras nous fêterons comme il se doit le retour de mon frère. Je sais que tu l'aimes, je partage ton bonheur de l'avoir retrouvé.
Tout mon corps vibra, comme font les équidés pour se débarrasser d'un insecte. Ma queue noire fouetta l'air, si fort que cela me cingla la peau.
- Liam, grognai-je...
J'avais l'intention de lui offrir une longue déclaration, mais d'une voix dure, il m'en dissuada:
- Tu m'es promise, Aliénor. Je suis sûr que tout se passera au mieux. Je...
- Je t'aime, Liam, grognai-je.
- Tais-toi, je t'en prie, supplia-t-il. Rentre au vaisseau. Reviens-moi.
Il raccrocha à ces mots, que je trouvai d'une dureté insupportable. Seulement le Guerrier était comme il était. Cela dit quel était le crétin, sur Xivia ou sur Terre, qui avait décrété qu'il fallait répondre la même chose quand on vous disait je t'aime ?
- Hé là, doucement! S'affola Wyne.
Je m'excusai vaguement, tâchant, plus que de ralentir, d'adopter un galop plus régulier, pour que sa tenue sur mon dos soit facilitée.
- En plus on va s'arrêter camper, ajouta-t-il par à-coups.
Au début, je ne me sentis pas d'humeur à partager le moment en principe convivial de l'établissement du camp. Mais Wyne ne me laissa pas faire. Comme il ne cessait de me solliciter sur tout et n'importe quoi, durant le dîner je lui fis parler des filles. Vaste programme, pour le moment il avait autre chose en tête, il me fit comprendre que le peuple avait eu autre chose à faire depuis la mort de tant de proches à cause de l'attaque terrienne. Qu'est-ce qui avait bien pu passer dans la tête des miens pour faire un chose pareille ? Je n'en avais aucune idée et très sage, Wyne dit qu'il était peut être inutile de me creuser les méninges ou de faire des recherches à ce sujet. Il fallait regarder devant, de toute façon le peuple qui avait fait preuve de tant de cruauté n'était déjà plus le mien. Non, songeais-je, je n'en resterais pas là, mais déjà le jeune homme piquait du nez sur son bout de fromage.
Je devinai que je mettrais une éternité à m'endormir après cet échange d'idées maussades. Mes pensées retournèrent au Guerrier aux petits yeux noirs et abyssaux.