manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
- J'ai bien remarqué qu'il y avait un danger sur sa tête, me rappelai-je. Rien de grave, quand même ?
- S'il te plaît, fit il doucement, je t'ai demandé de ne pas m'obliger à te mentir.
Les larmes me montèrent aux yeux. Enfin, il parut ressentir quelque chose. La colère dépassa la barrière de ma tristesse, parce qu'il aurait dû prendre mes mains, me consoler. Il ne faisait rien de tel. Il était le guerrier.
- Et ta sœur ? Comment était-elle ? Reniflai-je doucement.
- Une enfant ordinaire. Elle n'était pas destinée à vivre. Elle est donc morte.
Le ton était affreusement sombre et tranchant. J'eus envie de lui caresser le visage mais le temps que me fus dit que ce n'était pas naturel chez lui qu'on le fasse, ce n'était plus le moment. Je ramenai le bras à sa place.
- Si tu veux parler de ce que tu as sur le cœur, va voir Gareth, il doit être soit...
Je levai un bras pour le violenter, j'avais voulu lui hurler de cesser de se retrancher derrière son frère mais c'était insensé. Ce n'était pas de sa faute.
- C'est compliqué, fis-je idiotement.
- Pour moi aussi, sourit il. Mon frère est tout ce que j'ai à t'offrir pour que tu ailles mieux.
Il inclina la tête et sourit lentement :
- Mon père et Gareth disaient tu verras, ce sera simple, naturel. Ils ont eu tort, ce genre de choses ne m'est pas naturel.
De quoi parlait-il exactement ? Je frappai de nouveau le sol, à l'idée que son père m'avait posée là près de lui, en assurant que ce serait facile. Je ne voyais pas à quoi cela rimait. Pourquoi ne pas avoir choisi n'importe quelle xiviane pour tenir compagnie au guerrier, pourquoi une humaine venue du passé ? Parce qu'ils avaient de toute façon besoin d'une telle personne pour les guider sur Terre ?
- Un petit déjeuner, ça te tente ? Questionna-t-il, me faisant sursauter.
- Maintenant ? Mais...
- C'est bientôt six heures du matin. Le docteur a dit qu'il fallait te faire manger, parce que tu n'aurais pas faim à cause des médicaments. Après nous irons nous coucher, c'est promis.
- Je n'ai pas sommeil.
Cette fois l'ambiguïté de la situation m'apparut brutalement. Je souris, me sentis même rougir. Il sourit aussi. J'aimais son sourire.
- Nous avons bien le temps de décider ce que nous ferons après.
Mon garrot fut secoué d'un tremblement. Il haussa un sourcil et m'indiqua de sortir la première. Nous croisâmes les autres devant l'ascenseur.
- Vous allez où, s'empressa de demander Joyce les yeux pleins d'espoir.
- Ils vont s'octroyer un moment au calme, mais nous deux nous allons lire dans ta chambre, assura le prince avec autorité.
Le gamin allait répliquer, mais en croisant le regard de Gareth, il se ravisa.
- Viens, Joyce, sourit Liam, on va prendre le petit déjeuner, tu as faim ?
- Non, ça va, fit il précipitamment en entrant dans sa chambre.
Le prince octroya un doux regard à son frère, alors que je m'étais attendue à quelque chose de grivois.