manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
Le prince octroya un doux regard à son frère, alors que je m'étais attendue à quelque chose de grivois. Lorsque nous entrâmes dans l'ascenseur, le visage du guerrier n'était toujours pas revenu à la normale. Je m'ouvris enfin à ce qui se pressait derrière ma première conscience. Joyce tentant de
nous mettre ensemble, en s'appuyant sur les paroles de son protecteur. Et t
outes ces histoires de destin.
- Hips !
Machinalement il posa ses doigts sur ma gorge alors que je l'étudiais. Il était beau certes, enfin non, je le trouvais beau malgré ses petits yeux abyssaux. Mais je ne l'aimais pas, non ! Il était vrai que j'aimais être avec lui. Pire, j'avais toujours besoin de revenir près de lui s'il me lissait trop souvent.
- Hips !
- Aliénor ? Fit il doucement en faisant de nouveau passer mon hoquet.
Mais je ne l'aimais pas ! La guerre me dégouttait. Non, c'était surtout le fait qu'il n'aimât que cela qui me dérangeait. Je ne pouvais pas l'aimer. Ça pouvait encore moins être mon destin ! A moins que ce fut l'attirance physique ? Deuxième manifestation ventrale. Oh, je ne pouvais pas avoir un destin aussi vain.
- Hips !
Il leva un sourcil.
- Qu'est-ce que tu as ? Souffla-t-il.
Peu à peu un sourire encourageant naissait sur ses lèvres.
- Cesse de réfléchir, à trop attendre on renonce et c'est toujours la mauvaise solution, rappela-t-il.
Je m'apprêtai à faire quelque chose, mais je ne sus jamais quoi, les portes s'ouvrirent sur le rez-de-chaussée. Nous nous dirigeâmes vers le bar et je dis au serveur :
- Un petit déjeuner complet, s'il vous plaît.
- C'est bien, sourit Liam. Deux.
Je fronçai les sourcils, il s'exagérait mon état. Il prit son temps pour concentrer de nouveau son attention sur moi, mais quand ce fut fait je me sentis pressée de répondre à sa dernière question. Je haussai les épaules, j'entrouvris les lèvres, ce qui les fit trembler, je secouai la tête. Je songeai à ma maman, elle aurait pleuré à ma place mais je n'étais pas une pleureuse. J'étais parfois malheureuse, voire même au trente-sixième dessous, mais je pleurais peu. J'agissais. Pourquoi étais-je bloquée alors ?
- J'ai peur, expliquai-je. Je ne veux pas d'un tel destin.
J'en avais trop dit. Son visage se ferma.
- Ne le prends pas contre toi, Liam, je n'ai pas voulu te vexer, je t'aime beaucoup, regarde j'ai planté là ton frère pour venir te voir tout à l'heure. Mais je n'ai rien à te dire, je n'ai aucun point commun avec toi.
J'aurais tant voulu tout effacer ! J'aurais tout fait pour lui ôter ce visage dur, fermé, antipathique.
- Cesse de t'inquiéter, asséna-t-il comme il m'aurait ordonné de plonger à cause d'une attaque quelconque.
Du coup je me tus instantanément, attendant qu'il trouve ses mots.
- Tu n'es pas xiviane, martela-t-il pour ne pas le perdre de vue.
- Mais toi aussi tu as peur. Tu l'as presque dit tout à l'heure.
Soudain la situation me parut moins mauvaise. Nous étions deux à paniquer. Peut-être cette histoire de destin n'était-elle donc que du vent.