manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
En tout état de cause je sortis et le trouvai à jouer avec Liane, image rassérénante s'il en est.
- J'ai envie de l'emmener, cela lui ferait du bien de sortir un peu, dit-il sans la quitter des yeux.
- Avec plaisir, Liam !
C'est ainsi que nous partîmes tous vers la promenade et que je découvris en poussant la porte une ambiance à laquelle je ne m'étais pas attendue. Ici tout était vitré. Les gens se croisaient, car on ne pouvait aller qu'en avant ou vers la sortie. D'un côté, le mur, de l'autre, l'espace. Des lumières jaune orangé rendaient l'endroit passablement romantique.
- Hier voir l'espace m'a donné un coup au cœur, narrai-je lentement en marchant près du guerrier et du griffon qui trottinait à ses côtés.
- Comment cela ? S'étonna-t-il.
L'empathie, souris-je en moi même.
- Cela m'a fait penser à la Terre, et à mon ancienne vie.
- Oh, comprit-il. J'en suis désolé. Tu peux me parler si tu veux.
Je faillis m'arrêter de surprise.
- Je ne dois plus aller voir Gareth pour ce genre de choses, Liam ?
Au début, il se rembrunit. Je me penchai pour prendre sa main, que je trouvai très chaude. Il leva sur moi ses yeux invisibles sous sa frange épaisse. Je passai une main dans ses cheveux blonds. J'aurais aimé qu'il comprenne combien je le trouvais beau, c'était écrit dans mon regard. Mais je savais qu'il en était incapable. Je me contentai donc de serrer sa main après une légère caresse dans ses cheveux. Cela parut fonctionner : il comprit que c'étaient des gestes tendres pour l'encourager à me parler.
- Tu sais... Commença-t-il doucement.
Je le laissai avec ravissement chercher les mots qui lui paraissaient appropriés.
- Tu as bien vu, j'ai passé des heures à te chercher, toi et ta personnalité. Et aussi ta plastique, je l'avoue, sourit-il. Il faut juste me laisser le temps de m'adapter au fait que maintenant tu es ici en chair et en os, toi et ta sensibilité.
J'imaginai un jeune dieu, blond, un soldat, à s'accrocher à ses songes, où j'apparaissais. Au réveil, je me le figurai à noter fébrilement tous les détails sur moi qui lui revenaient. J'aurais pu l'imaginer, machiavélique, à emmagasiner des faits pour m'attirer dans son piège. Mais était-ce l'oeuvre de Safir son père ou de Gareth son frère? Je n'arrivais pas à voir la scène autrement qu'intensément romantique.
- J'ai tout le temps, fis-je aux anges.
Soudain je réalisai qu'en une journée j'avais appris que mon destin était d'aimer ce dieu, qu'il le savait et qu'il s'en réjouissait.
- Hips !
Je pouffai de rire, tout comme lui. Il ne put m'aider qu'après avoir pu se calmer suffisamment. Cette fois je n'attendis pas. Il posa ses doigts. Mon hoquet passa. Je pris ses deux mains doucement. Immobile il leva un sourcil joueur. Mes doigts glissèrent le long de ses bras d'acier. Lorsqu'ils atteignirent ses épaules musclées mon cœur battait la chamade. Je me penchai pour l'embrasser. Avant j'avais toujours méprisé ces femmes qui sortaient avec des hommes plus petits... Cette pensée me déconcentra, mais je notai qu'il ne faisait aucun effort pour s'approcher de moi. Il ne voulait pas m'embrasser. D'un mouvement brusque je tentai de m'éloigner. Tout aussi brutalement il m'enlaça et écrasa mes lèvres des siennes. Ce baiser m'étourdit complètement : je me retrouvai, tandis qu'il jouait avec mes lèvres, possessif, dans un trou noir, guidée par une toute petite lumière blanche. Celle de ses yeux ! Mon cœur chavirait, comme si j'avais sauté d'une falaise. Ça faisait mal ! Je me dégageai violemment, haletante, les yeux écarquillés.