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Centaure d'un dieu 50.

Centaure d'un dieu, tous les articles.

Centaure d'un dieu, résumé

 

J'aurais aimé qu'il comprenne combien je le trouvais beau, c'était écrit dans mon regard. Mais je savais qu'il en était incapable. Je me contentai donc de serrer sa main après une légère caresse dans ses cheveux. Cela parut fonctionner : il comprit que c'étaient des gestes tendres pour l'encourager à me parler.

  • songeur- Tu sais... Commença-t-il doucement.

Je le laissai avec ravissement chercher les mots qui lui paraissaient appropriés.

  • - Tu as bien vu, j'ai passé des heures à te chercher, toi et ta personnalité. Et aussi ta plastique, je l'avoue, sourit-il. Il faut juste me laisser le temps de m'adapter au fait que maintenant tu es ici en chair et en os, toi et ta sensibilité.

  • - J'ai tout le temps, fis-je aux anges.

Soudain je réalisai qu'en une journée j'avais appris que mon destin était d'aimer ce dieu, qu'il le savait et qu'il s'en réjouissait.

  • - Hips !

Je pouffai de rire, tout comme lui. Il ne put m'aider qu'après avoir pu se calmer suffisamment. Cette fois je n'attendis pas. Il posa ses doigts. Mon hoquet passa. Je pris ses deux mains doucement. Immobile il leva un sourcil joueur. Mes doigts glissèrent le long de ses bras d'acier. Lorsqu'ils atteignirent ses épaules musclées mon cœur battait la chamade. Je me penchai pour l'embrasser. Avant j'avais toujours méprisé ces femmes qui sortaient avec des hommes plus petits... Cette pensée me déconcentra, mais je notai qu'il ne faisait aucun effort pour s'approcher de moi. Il ne voulait pas m'embrasser. D'un mouvement brusque je tentai de m'éloigner. Tout aussi brutalement il m'enlaça et écrasa mes lèvres des siennes. Ce baiser m'étourdit complètement : je me retrouvai, tandis qu'il jouait avec mes lèvres, possessif, dans un trou noir, guidée par une toute petite lumière blanche. Celle de ses yeux ! Mon cœur chavirait, comme si j'avais sauté d'une falaise. Ça faisait mal ! Je me dégageai violemment, haletante, les yeux écarquillés. Intriguée je le vis faire ce truc avec sa frange. Je poussai un couinement en voyant ses yeux presque emplis de la lueur blanche. A mesure que je réagissais mal le noir de ses pupilles disparaissait sous sa déception, alors pour que cesse cette ineptie je lâchai la première chose qui me vint à l'esprit :

  • - Fabuleux...

Il eut un rire jaune, il avait cru que j'avais menti. Maintenant il ricanait en reculant. Le cœur serré je fis mon possible pour stopper cette image dérangeante. Je hurlai une monosyllabe, ce qui le fit tressaillir. Les badauds s'arrêtèrent autour de nous. D'une ou deux foulées, je le rattrapai, empoignai son bras, le serrai de toutes mes forces. Il se débattit, m'échappa.

  • - S'il te plaît, ne fuis pas, Liam, grognai-je.

Il se figea, se mura dans une expression d'une dureté sans nom, mais écouta ce que je voulais dire.

  • - Vraiment, personne ne m'a jamais procuré d'aussi... profondes sensations. J'étais en toi. Au delà de tes yeux. Et j'adore ta façon de jouer avec les lèvres. Et tous ces gens sont des crétins finis, des êtres basiques qui épient ouvertement le désespoir d'une femme face à l'homme qui l'a envoûtée et qui la rejette maintenant.

Il fit demi-tour. Je restai seule dans la foule enfin redevenue fluide.

  • - Hips !

La barbe ! Baissant la tête lamentablement je cherchai Liane des yeux, mais elle m'avait abandonnée elle aussi. Je m'échappai de tous ces gens qui m'oppressaient. Je fuis au galop, slalomant entre eux, vers l'inconnu. Longtemps. Finalement je me retrouvai devant la porte : j'avais fait le tour de la promenade. Je voulais m'effondrer mais il y avait trop de badauds. Je poussai la porte, m'étouffant dans mon hoquet. Je rejoignis l'ascenseur, je savais où j'allais. Je toquai chez Gareth, bien sûr. Pour une fois que je me fichais bien qu'il fut accompagné, personne ne répondit. Le cœur serré, parvenant tout juste à respirer, je trépignai de nouveau devant l'ascenseur. Presque arrivée en bas j'entendis des éclats de voix.

  • - Jamais ! Hurla Liam, et les portes s'ouvrirent.

Le Guerrier et son frère écarquillèrent les yeux puis celui-ci sourit et donna une tape sur l'épaule du dauphin, avant d'entrer dans l'ascenseur d'où il me poussa doucement dehors. Liam me poussa en sens inverse :

  • - On monte aussi, grogna-t-il.

Je reculai donc.

  • - Vous m'avez fait mal, râlai-je, mauvaise.

Chacun, ayant touché ma plaie à la croupe et celle au poitrail, se confondit en excuses. Et je pouffai de rire. Ils souriaient, à présent. Je ris un moment aux éclats. Puis tout le monde se tut. J'entrai chez Liam comme il me l'indiqua. 

Centaure d'un dieu 51.

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M
le pauvre Liam ! Je me demande de quoi ils parlaient avec son frère ! Bon au moins le chapitre se finit avec une touche d'humour !^^
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C
<br /> <br /> tu vas l'apprendre<br /> <br /> <br /> merci :)<br /> <br /> <br /> <br />