manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
- Je ne te plais pas ? Soufflai-je. Je suis un tout. Je ne suis pas un tronc touchable et un demi-corps intouchable.
Mon cœur allait exploser, me sembla-t-il alors que je le voyais livrer bataille en lui-même. Il m'attirait plus que quiconque auparavant, je venais de m'en apercevoir. Le Guerrier avait une plastique de rêve, évidemment. Mais il y avait plus. Sinon je n'aurais pas eu si peur qu'il abandonnât la partie. Cela étant j'étais à moitié jument, qu'attendais-je de lui qu'il pût réaliser ?
- Bien sûr que si, tu es le rêve dont j'ai attendu la réalisation depuis de années.
- Mon Dieu, soufflai-je, soulagée au plus haut point.
- Je suis là, murmura-t-il la voix très rauque, en embrassant mes lèvres.
Il posa ensuite son front sur le mien. Je sursautai lorsque ses doigts commencèrent une expédition là où ils s'étaient arrêtés. Ils glissèrent sur mon garrot, moites, sans que Liam me quittât des yeux, ne voulait il pas regarder ce qu'il faisait ? Il se déporta sur le côté pour mieux me caresser.
- Est-ce honteux pour toi de faire cela, à tel point que tu en détournes le regard ?
- Non, sourit-il. Je cherche dans tes yeux là où ça fait du bien. J'avoue ne rien en savoir du tout.
Je bus ses paroles moites, alors que sa main cherchait toujours. Les miennes explorèrent aussi son torse sous son vêtement, un délice. Penchée et tournée vers l'arrière de mon corps pour le suivre, je me découvris une souplesse incongrue. Parfois il frissonnait un peu, comme je sentais par moments un début de quelque chose sur mon corps chevalin tandis que ses deux mains l'effleuraient partout. J'étendis un bras tout doucement pour ne pas rompre le charme et refermai les doigts sur les siens, furetant jusque là sur ma croupe blessée. Je guidai sa main sous mon ventre, découvrant moi aussi les sensations. Un élancement de désir me fit appeler son nom, et il chuchota sur mon ventre humain, qu'il effleura de ses lèvres :
- Oui, mon amour, c'est bien moi...
Une autre série de questionnements m'assaillit sur pourquoi faisions-nous cela alors que nous serions forcément frustrés ensuite.
- Nous ne devrions pas, soufflai-je en dégrafant son pantalon.
- Pourquoi ? Grogna-t-il avant de me procurer un autre élancement ardent.
Impossible de répondre, pas assez de souffle. Je cajolai sa masculinité et soudain tout se brouilla. Quelque chose de flou s'empara de nous, nous unissant. Un moment je me demandai si ce n'était pas là notre façon d'accomplir l'union charnelle, tant c'était grisant. Mais de durs coups frappés à la porte rompirent le charme. Le regard presque entièrement blanc, Liam haleta :
- Gareth...
le temps qu'il revienne de sa transe je compris : c'était la façon de frapper de son frère, qu'il avait apparemment reconnue. Ou peut-être était-ce un éclair d'omniscience.
- Qu'y a-t-il ? Demandai-je d'une voix très claire, car l'inquiétude montait en moi .
On ne frappait pas si violemment s'il n'y avait pas un soucis quelconque.
- Est-ce que Liam est là ? C'est urgent, Aliénor !
- Seigneur Dieu, murmurai-je.