manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
- Est-ce que Liam est là ? C'est urgent, Aliénor !
- Seigneur Dieu, murmurai-je.
Sa voix était complètement défaite, ce que mon amant nota bien, puisque ce fut d'un ton transpirant la peur qu'il chuchota par réflexe d'un ton rassurant :
- Je suis là, ma chérie.
Le mot me rendit la chaleur qui commençait à quitter ma peau. Ainsi je pus aller ouvrir au grand trot. Gareth m'apparut en larmes.
- Que se passe-t-il, enfin ? L'interrogeai-je en caressant sa joue.
Il prit ma main dans les siennes. C'était la première fois que je le voyais ainsi, à chercher de l'aide émotionnelle, lui qui en offrait tant. Je fermai mon autre main sur les siennes, entrelaçant nos doigts étroitement. Mais ce fut à son frère qui expliqua :
- Joyce, haleta-t-il ! La maladie... Le médecin...
Le Guerrier renfilait sa chemise, fermait sa ceinture. Je me concentrai sur le prince de nouveau et essuyai ses larmes. En un hoquet je vérifiai :
- Le gamin a contracté la maladie ? Celle des créatures laissées sur Xivia ?
Il fit oui d'un imperceptible mouvement de tête. Il y avait donc un temps d'incubation, songeai-je, malade à cette idée. Je le pris étroitement dans mes bras et il n'y rechigna pas. Comme il était plus petit que moi, il me parut désespérément frêle à cet instant. Peu à peu la nouvelle emplit mon esprit et mon hoquet me prit :
- Hips !
On me poussa gentiment en arrière, d'une légère pression sur les cicatrices de mon poitrail. Liam serra les deux épaules de son frère dont il m'avait ainsi séparée.
- Gareth, murmura-t-il...
Le prince renifla et leva douloureusement les yeux sur son cadet. Avec difficulté il demanda la voix éraillée :
- Il ne sentira rien, Liam ?
- Rien du tout. Veux-tu le voir une dernière fois, avant ?
Mon cœur se souleva lorsque je compris qu'il allait l'éliminer.
- N'y a-t-il rien d'autre à faire ? M'affolai-je.
Gareth renifla mais personne ne me répondit : évidemment que non, sinon jamais on n'en serait à quitter une planète peuplée de créatures atteintes. Le dauphin m'adressa un regard grave:
- Je te laisse entre de bonnes mains, Gareth. Sois fort. Je reviens bientôt.
Je me hâtai de prendre la place du Guerrier auprès de son frère. Affolée je m'agrippai à ses épaules pour qu'il ne tombe pas. Mais le pire était à venir. Il se mit à hurler. La douleur du prince emplit la pièce alors que son cadet se munissait de son épée et sortait de la pièce. Il nous avait serré l'épaule à tous deux, mais maintenant il n'était plus là. J'avais l'impression de me retrouver seule dans une pièce de douleur. Je refermai les bras autour du torse du dieu meurtri à jamais. Il s'accrocha à moi, faible bouée de fortune. Peu à peu il perdit la voix, aussi fut-ce dans un chuchotement atroce qu'il finit par appeler son frère, comme s'il était devenu fou. Sa voix était vide.