manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
- Je devrais aller avec eux, n'est-ce pas ?
- Ce serait très souhaitable, me sourit-Saphir. Réfléchis aux autres corps de métiers que tu pourrais emmener avec toi. Que trouve-t-on là où tu les emmèneras ? M'aida-t-il doucement.
Pourtant, le son-même de sa voix suffisait à me déconcerter. Il parlait doucement, ne souhaitant pas faire profiter le peuple de mes hésitations. Pourtant, les son que produisaient sa gorge ressemblaient à l'ordre des choses lui-même : implacable, supérieur au point qu'il paraissait incapable de saisir les tumultes de mes tracas. Je m'ébrouai. Puis je me concentrai.
- De la nourriture... Les conserves seront encore bonnes. De quoi écrire, du matériel de bricolage, de jardinage, des produits de beauté, du nécessaire de couture... Du matériel informatique... Je crois avoir à peu près fait le tour.
- C'est fou, lâcha-t-il, vous ne compartimentiez pas vos produits ? Quelle est la logique qui avait conduit les tiens à mélanger tout cela ?
- C'est plus pratique pour faire ses courses, répliquai-je du tac au tac.
Il haussa les sourcils mais se reprit bien vite. Enfin, un sourire étira mes lèvres. Cela me fit un bien tel que la vie sembla me revenir. Mes pensées se remirent en place comme par magie. Ce fut comme si je venais de remonter à la surface, sous laquelle j'aurais manqué me noyer.
- Les cuisiniers, les papetiers, les réparateurs, les jardiniers, les esthéticiennes, les couturières, les informaticiens, vous suivrez Aliénor et les ménagères dès que... Bon tout de suite, chaque chose en son temps. Ce soir à la tombée de la nuit, je veux que vous soyez tous revenus au vaisseau. A ce soir.
Il me poussa gentiment en avant mais je lançai un regard apeuré vers Liam.
- Viens avec moi, rageai-je.
- J'ai besoin de lui pour une expédition de reconnaissance, déplora son père, nous devons nous assurer que les environs ne nous réservent aucun danger. Il couvrira vos arrières. Seul il sera plus rapide.
J'échangeai un regard avec le guerrier. Mon cœur déborda d'amour, même si je me sentis ridicule dans le rôle de l'épouse éplorée par le départ du chevalier. Je le pris par l'épaule pour l'entraîner à l'intérieur du vaisseau, loin des regards de son peuple. Là, il m'interrogea de ses yeux abyssaux, écartant sa frange blonde en un geste nerveux qui m'émut presque aux larmes. Je pris ses mains.
- Tu vas me manquer. Je t'aime, avouai-je en un très bas murmure.
Il écarquilla les yeux, entrouvrit la bouche. Il posa ma main gauche sur son cœur, que je sentis battre comme un fou. Son souffle court secouait sa poitrine sans ménagements. Mais il ne dit rien. Il me serra contre lui. Je lui rendis son étreinte. Puis nous retournâmes là où l'on nous attendait. Mon appréhension me coupa le souffle, à l'idée de quitter le cocon rassurant que la famille divine avait fini par représenter à mes yeux.
- Je viens avec toi, m'indiqua le prince.
Il hocha la tête en effectuant le premier pas. Je posai un sabot en avant. Puis un autre. Finalement, nous nous éloignâmes du vaisseau, dont nous descendîmes la passerelle d'un bon pas.