manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
Sa voix tremblait légèrement. Les poings serrés, il paraissait combattre quelque chose d'invisible. Moi aussi, j'aurais voulu l'entraîner dans les buissons les plus proches. Nous ne tiendrions plus très longtemps.
- Tu m'en vois flattée, répondis-je mécaniquement. Un jour nous partirons en voyage, tu verras que les caractéristiques que tu viens de relever ne sont valables que pour cette région de ce pays. Dans d'autres coins de France, les habitations sont différentes, et dans d'autres coins du monde, les différences sont encore plus marquées.
Il me répondit lui aussi tel un automatique, comme si, à mon image, une part polie de son cerveau débitait des phrases certes tout à fait justes, mais à une distance si lointaine de ce qui le préoccupait réellement que c’en était ridicule.
- Ta civilisation était très intéressante.
- Merci, Liam.
Enfin, il me sembla que les mots que j'exprimais prenaient sens. Je dévorais des yeux le guerrier blond, au visage taillé à la serpe, beau et effrayant. Mon cœur s'emballa. Il fit non de la tête. Je compris qu'il refusait mes remerciements. Sans doute les pensées qui planaient à son esprit étaient-elles trop coupables, tandis qu'il me détaillait, la main sur le pommeau d'une arme à la forme effilée. Tout mon corps trembla violemment l'espace de quelques secondes, tant de peur que de désir brut.
Je détournai le regard, soudain mal à l'aise. Ma queue fouetta l'air lorsque mon alarme interne me rappela combien je me trouvais simplement cernée. La marche continua silencieuse jusqu'à ce que Gareth se rapproche de nous, conscient que quelque chose n'allait pas.
- Ta promise a perdu son éclat, déclara-t-il en direction de son frère.
Un incontrôlable sourire se dessina sur nos traits, au moment où il ajouta le plus sérieusement du monde :
- Elle avait le poil luisant, la truffe chaude, la queue qui remuait, maintenant plus rien de tout cela ne subsiste.
Mais notre hilarité fut de courte durée. Ensuite le silence s'installa de nouveau.
- Les enfants, nous indiqua Safir, nous y sommes, semble-t-il.
Brusquement je m'éloignai de mon promis et poussai un cri d'extase : très loin, près d'un ruisseau, paissaient des animaux paisibles. Peut être des chèvres. Je trépignais d'un pied sur l'autre.
- Que faisons-nous ? Demandai-je au dieu.
- Vois avec les agriculteurs eux-mêmes. Donne-leur un petit discours, tiens, qu'on te voie à l'œuvre.
Miséricorde !
- Mesdames, messieurs, lançai-je en me retournant.
Le petite troupe s'arrêta devant moi. Ils devaient être une dizaine, mais tous étaient concentrés.
- Nous sommes enfin devant une première pâture. Il y a un troupeau, près du cours d'eau. Je m'en remets à vous, que ferons-nous ?
Tout cela me paraissait sonner terriblement faux. Mais personne ne me fit l'outrage de le faire remarquer.