manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
- Nous sommes enfin devant une première pâture. Il y a un troupeau, près du cours d'eau. Je m'en remets à vous, que ferons-nous ?
Tout cela me paraissait sonner terriblement faux. Mais personne ne me fit l'outrage de le faire remarquer.
- Il faudrait construire une clôture de fortune avant de les y pousser. Nous avons de quoi en faire une petite, que nous agrandirons plus tard, se prononça un homme blond, robuste, d'un ton qui prouvait que cela paraissait enfantin.
Je tâchai de demeurer impassible, cachant ma honte en me murant derrière un masque, même si en cela je n'excellais pas.
- Parfait, je vais vous aider, lançai-je.
C'était le crépuscule mais chacun mit la main à la pâte. Il fallut pourtant deux heures pour planter tous les pieux et y attacher les barbelés emportés par les éleveurs. A la fin j'étais en nage mais heureuse : comme je l'avais vérifié au fur et à mesure, le troupeau au loin n'avait pas tellement bougé. Par chance, c'était bientôt la pleine lune, ainsi nous voyions ce que nous faisions malgré la tombée de la nuit.
L'un des hommes appela ses compagnons à le suivre à vol de griffons pour rabattre le troupeau. Alors ils s'envolèrent dans les cieux : ils étaient six dont Liam que je regardai partir fièrement.
- Qu'est-ce qui s'est passé avec Lara tout à l'heure ? Me demanda Gareth, dont le griffon était trop jeune pour être chevauché comme celui de la jeune femme. Elle a refusé de m'en parler même sous la menace.
Je haussai bien haut un sourcil brun. À présent que Liam s'était éloigné, je ressentais un tiraillement différent. Douloureux, il altérait pourtant moins mon esprit que le désir mordant que je ressentais d'ordinaire près de lui.
- Quelle menace ? M'enquis-je aussi joueuse que l'avait été le prince.
Mais malgré le naturel que je m'efforçais d'afficher, ma queue fouettait souvent nerveusement l'air, tout comme l'un de mes sabots frappait régulièrement le sol sans que je me fus aperçue de ce que je faisais.
- Qu'elle perde son tour entre mes bras, rit-il doucement.
Je serrai les bras autour de mon torse, car soudain je n'avais pas très chaud. Je cessai de le regarder, ses grands yeux bruns provoquant en moi trop de sentiments perturbateurs.
- Elle vaut bien mieux que de passer entre tes bras comme toutes les précédentes, tentai-je posément.
Lorsque je baissai de nouveau les yeux sur lui, il m'adressait un regard dur qui me fit opérer un pas en arrière. Il avait peur, réalisai-je. Il se savait au pied du mur, quoi qu'il dise pour s'en cacher.
- Je n'ai rien d'autre à lui offrir, Aliénor. Liam m'a dit qu'il t'avait parlé. Peut être ne s'est il pas bien fait comprendre.
Je ne supporterais pas longtemps ce visage glacial, auquel il ne m'avait jamais habituée. Alors je me lançai tant que j'en étais encore capable.
- Si, je sais que tu es condamné à partir, que même, d'après ce qu'on comprend de la prophétie, tu ne devrais déjà plus être en vie.
Il secoua la tête. L'espace d'un instant, il me sembla qu'il s'apprêtait à me planter là. Mais il resta pour me répondre.
- D'après les dernières nouvelles vous ne vous êtes pas encore unis au sens où je l'entends.
- Et si nous ne le faisions pas... Murmurai-je.