manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- Évidemment, sourit son frère, ainsi ta promise cessera de s'occuper de ma vie sentimentale.
- Pardon ? Sétonna Liam en se concentrant sur moi.
L'espace d'un moment, consciente que mes manœuvres n'avaient pas à éclater au grand jour, je sentis mon cœur s'emballer.
- C'est pas moi, souris-je bêtement pour faire diversion.
Ils pouffèrent, alors je me dis que mes mauvaises manières leur plaisaient peut-être, après tout. Je me demandai dans quelles mesures Liam était-il d'accord avec moi, mais déjà nous repartions du restaurant. Je n'étais pas au bout de mes peines ni de mes bonnes surprises. Nous donnâmes notre décision à Safir qui en fut comblé, il dit sobrement combien même s'il était peu présent, il veillait sur ses fils dès qu'il avait une minute pour le faire. Si nous étions partis ça aurait été compliqué. Tout se passa autour du plan qu'ils avaient dressé de la ville, très fidèle, au demeurant. Je commençai par une lutte acharnée aidée par mes dieux attitrés. Pour ne décrire que quelques exemples :
- Nous avions trouvé que ce petit bâtiment très mignon pourrait servir de devanture pour la première boutique, une épicerie évidemment (pas de commentaire, eux trouvaient cela évident, donc nous autres terriens aussi). On lisse la pierre pour enlever les petits signes étranges qui l'ornent et on y grave le nom de la boutique.
Je secouai la tête, prête à toute la patience nécessaire pour éviter ce carnage...
- C'est le monument aux morts de la seconde guerre mondiale, indiquai-je posément. Les petits signes sont les noms des défunts. Je ne veux pas vous couper les ailes mais...
- Vous aviez un proche dont le nom était inscrit dans la pierre, Dame Aliénor ? Voulut savoir l'un des architectes.
Je secouai de nouveau la tête.
- Non, reconnus-je, mais c'était mon peuple. Cette pierre a plus d'un millénaire.
- Elle a raison, trancha Gareth, perdant patience. Idée suivante.
Je soupirai profondément, incapable de cacher mon soulagement. Ils hésitèrent avant que l'un se lance :
- Cette statue est jolie, au croisement de ces deux rues. On voudrait juste lui ajouter un griffon aux pieds, elle deviendrait notre premier monument à la gloire des xivians.
- C'est Marianne, expliquai-je calmement. Elle représente la république, en 1789 des gens se sont battus et sont morts pour cet idéal. Je trouve assez insensé de la travestir ainsi.
Un silence tendu tomba sur le conseil. Mes mots me paraissaient vains et sans relief, je me sentais inapte à défendre les idéaux de mon peuple et son souvenir. J'entendis à peine le remue-ménage que produisirent ma queue et mes sabots, tandis que mon corps réagissait à mon malaise.
- Pourquoi ne pas dresser de nouveaux monuments au lieu de modifier ceux qui existent déjà ? Tentai-je la gorge nouée.
- Parce-qu'il n'y a pas la place, répliqua un homme un peu sèchement.
Je réalisai que ces êtres cherchaient réellement des compromis, qu'ils avaient pensé que je me montrerais reconnaissante. Ça allait mal tourner, réalisai-je en ravalant mon premier hoquet.